Plantations…

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Profitant du temps clément d’aujourd’hui, nous avons planté des pêchers de vigne dans le jardin sud. Ces arbres ont été déracinés hier chez un voisin et proviennent de levées de noyaux jetés dans un jardin.

Les plants sont donc à racines nues.

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Pour favoriser la reprise des plants, nous avons praliné le système racinaire de chaque arbre avant de le planter. Le pralin est traditionnellement réalisé avec un mélange de terre et de bouse de vache. N’ayant pas de vache sur la ferme, nous avons fait notre pralin avec de la terre argileuse d’une taupinière. Cette terre a été mélangée avec de l’eau à laquelle nous avons ajouté de l’extrait fermenté d’ortie et de consoude afin de protéger les racines des jeunes arbres en occupant le terrain avec des microorganismes bénéfiques.

Le mélange doit aboutir à une texture crémeuse de manière à ce que les racines soient totalement recouvertes lorsqu’on trempe le système racinaire de l’arbre.

Une fois praliné, l’arbre est positionné dans le trou de plantation, préalablement réalisé avec un louchet à une dimension supérieure au volume des racines.

 

A ce stade, il faut bien positionner le collet de l’arbre en surface du sol. Le collet est la zone de transition entre le système racinaire et la partie aérienne de l’arbre. Il est nécessaire qu’il ne soit pas enterré ni que des racines soient exposées à l’air. On peut s’aider pour se faire d’un morceau de bois rectiligne que l’on pose en travers du trou et qui repose de part et d’autre au niveau du sol d’origine. On a ainsi le niveau où positionner le collet.

Puis on remet la terre dans le trou autour des racines de l’arbre en l’émiettant et en retirant les cailloux les plus gros. On tasse régulièrement la terre en utilisant les mains ouvertes.

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Une fois toute la terre remise on tasse encore avec le pied cette fois en formant une légère cuvette et on arrose copieusement. Le fait d’apporter de l’eau permet d’arroser mais également, et surtout, d’effectuer un plombage hydraulique efficace c’est dire à chasser les poches d’air autour des rainces de manière  à garantir une bonne reprise de l’arbre.

Enfin pour finir le pied de l’arbre est abondamment mulché avec du broyât forestier en ménageant un cuvette pour dégager le pied de l’arbre.

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Certains arbres ont été plantés dans un mulch posé il y a plusieurs semaines et constitué d’une couche de carton sur le sol (afin d’occulter le lumière et de faire mourir la végétation en place), de paille et d’une couche de feuilles mortes.

Il n’y a maintenant plus qu’à attendre le printemps et le redémarrage des arbres pour voir s’ils ont bien repris.

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Un petit feu…

L’hiver est arrivé de manière précoce cette année. Ce billet est destiné à présenter le moyen de chauffage que nous utilisons depuis près d’une dizaine d’année : le poêle de masse ou à accumulation.

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Ce poêle a été assemblé sur place par une petite société artisanale du Tarn qui s’appelle HIEMSTRA. Il pèse 1 tonne et fait partie des « petits » poêles de masse. Vous trouverez plus d’informations sur ces poêles ici.

Le principe est relativement simple : l’air arrive par le bas en passant par le tiroir à cendre. Les fumées résultants de la combustion du bois circulent dans le bâti, reviennent dans le foyer pour une seconde combustion, libèrent de la chaleur qui est stockée dans la masse du poêle avant de ressortir par le conduit.

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Pour bien fonctionner, la combustion du bois doit se faire rapidement en 1h à 1h30 maximum avec un feu vif, en tisonnant régulièrement. Une fois la combustion achevée, la chaleur accumulée est restituée durant plusieurs heures par rayonnement infra-rouge en réchauffant les corps et les masses dans la maison ce qui offre un confort thermique supérieur aux système de chauffage par convection. Le bois utilisé doit donc être fendu avec des diamètres plutôt petits.

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Pour le démarrage, le foyer est chargé en bois. Le démarrage se fait donc par le dessus avec du papier et du petit bois (cagettes, écorces, etc…)

Après le démarrage, une fois la température de 150°C atteinte, la trappe de passage directe des fumées vers le conduit est fermée de manière à ce que les fumées suivent dorénavant leur circuit pour charger la masse du poêle en chaleur.IMG_20171126_082131La combustion se déroule ensuite jusqu’à ce qu’il ne reste que des cendre dans le fond du foyer. Celui-ci peut alors être utilisé pour chauffer des plats ou cuire du pain.

La température des fumées de sortie n’excède pas 350°C.

Depuis que nous utilisons ce poêle, nous avons divisé notre consommation de bois par 2 par rapport à un poêle classique (type fût Godin). Nous utilisons donc entre 5 à 6 stères de bois chaque année pour un confort thermique bien supérieur à ce que nous connaissions et la possibilité de cuisiner tous les jours avec le poêle une fois la flambée effectuée. Nous n’avons jamais regretté cet investissement (autour de 7000 €). J’ajoute que lors du ramonage annuel que nous effectuons nous récupérons l’équivalent d’un grand bol de suies et pas plus.

Pucerons des racines

 

J’ai été interpellé ces derniers jours par 2 personnes qui avaient des problèmes sur laitues : infestation de pucerons sur les racines même des plants causant leur dépérissement. Après recherche, il s’avère que ces pucerons sont des pucerons lanigères (ou laineux) des racines Pemphigus bursarius. Ces pucerons peuvent attaquer les laitues voire d’autres légumes (chicorée, artichaud, carotte ou haricot) souvent à proximité de leur hôte primaire qui est le peuplier et notamment le peuplier noir. Voici quelques photos prises sur un plant de laitue atteinte chez un habitant de Saverdun :

 

Les moyens de lutte « classiques » contre les pucerons sont utilisables mais le problème est l’accès aux colonies sur les racines des plantes.

D’après un article sur le site de Terre Vivante on peut procéder en curatif à des arrosages avec divers produits ou préparations :

  • anti-puceron du commerce aux extraits de pyrèthre, aux doses indiquées
  • purin de fougère (850 g dans 10 litres d’eau, macération une semaine, dilué à 10 %)
  • décoction de tanaisie (400 g dans 10 litres d’eau, macération 24 heures, faites bouillir 15 mn, utiliser non diluée).

J’ajouterai la possibilité d’un traitement avec du macérât huileux d’ail à 5 % et du savon noir à 3 %. Le macérât huileux d’ail est en effet un bon insecticide et son effet et renforcé par l’effet asphyxiant du savon noir.

Le macérât huileux d’ail est très facile et rapide à préparer : prendre 100 g d’ail avec la pelure, hacher finement. Mélanger dans 3 cuillères à soupe d’huile végétal. Laisser macérer 12h à couvert et à l’abri de la lumière puis mettre la préparation dans une passoire à mailles fines et faire passer 1 l d’eau (de pluie de préférence ou du robinet mais sans trop de chlore) pour récupérer l’huile contenant les principes actifs extraits de l’ail. La solution obtenue est à utiliser diluée à 5 %. L’ail est en outre un bon fongicide et bactéricide.

L’article de Terre Vivante ajoute que des arrosages réguliers par temps sec et le binage perturbent les colonies. On peut coupler ces opérations avec les traitements.

Bon courage aux jardiniers !

Récolte du miel

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Cette année nous avons pu récolter un peu de miel de nos ruches : 12 Kg qui nous permettrons d’avoir du miel toute l’année pour notre consommation familiale. Cela faisait plusieurs années que nous n’avions rien pu prendre aux abeilles mais cette année était meilleure et les réserves des ruches sont pleines.

Voici quelques photos de cette récolte :

Stage « Cheminons vers l’Autonomie » du 7 au 11 août 2017

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L’association Terre & Humanisme propose une session du stage « Cheminons vers l’Autonomie » du 7 au 11 août 2017 sur la ferme agroécologie la Fustière.

Les inscriptions sont à faire auprès de Terre & Humanisme ici.

L’objet de ce stage est de donner des pistes sur divers domaines de l’autonomie (alimentaire, santé, jardin, énergie, etc…). La semaine est construite autour de demi-journée par thème.

Le programme prévisionnel est là ; Prog prévi CVA 2017Prog prévi CVA 2017

Les intervenants sont les suivants :

Patrick CHARMEAU : écoconstructeur et jardinier averti

Véra MASURAT : mène un projet d’autonomie depuis plusieurs décennies avec son mari

Bétina SENTENAC : ethno-botaniste

Claire BULTE : auteure de livres sur les plantes et formatrice en transformation et valorisation des PPAM (Plantes à Parfum Aromatiques et Médicinales)

Emmanuel CHEMINEAU : paysan et formateur en agroécologie, auteur de ce blog

Il reste des places pour ce stage n’hésitez pas à contacter Terre & Humanisme pour vous y inscrire.

 

Café Citoyen vendredi 10 février à Auterive

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Un Café Citoyen est proposé par la France Insoumise ce vendredi 10 février 2017 de 20h30 à 22h30 à la Salle du Belvédère à Auterive.

Il y sera question d’une « agriculture écologique et paysanne pour une alimentation de qualité ». Un thème très intéressant et qui devrait être d’actualité pour tout le monde…

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Nouvelle session de la formation de spécialisation « Modules d’Agro-Ecologie » au CFPPA Ariège-Comminges

Le CFPPA Ariège-Comminges propose sur son site de Pamiers une nouvelle session de sa formation de spécialisation « Modules d’Agro-Ecologie » dans laquelle j’interviens largement.

Cette formation s’adresse à des porteurs de projet d’installation agricole titulaire d’un diplôme agricole et à des agriculteurs installés, intéressés par l’agro-écologie et par les techniques sol vivant.

Cette formation en agroécologie est destinée à aider à construire un projet et à le mettre en œuvre. Elle aura lieu du 3 avril au 13 octobre 2017 et permettra aux stagiaires d’acquérir les savoirs de bases indispensables et à utiliser des outils pratiques pour améliorer un agrosystème et tendre vers un agroécosystème plus résilient et autonome. Elle est largement basée sur des cas concrets et des suivis de parcelles et de réalisations d’agriculteurs. Les temps d’échange dans le groupe et avec des professionnels seront privilégiés.

4 modules pédagogiques sont proposés :

• Agronomie du sol vivant : les bases du fonctionnement agronomique et biologique du sol, études de milieu.

• Techniques de conservation des sols : techniques en production végétale, matériels spécialisés, outils de gestion de la fertilité, etc…

• Agroforesterie et agrosylvopastoralisme : connaissances de base sur les arbres, effets des systèmes agroforestiers, méthode d’élaboration de plans de gestion agroforestiers.

• Diagnostics et suivi de projets : aide au suivi de vos projets concrets en agroécologie à partir de différentes méthodologies (méthode IDEA, diagnostic agroécologique, méthodologie du design en permaculture, …).

Ces modules sont liés de manière à analyser les pratiques et à progresser dans la connaissance du fonctionnement des agroécosystèmes et des mécanismes à l’œuvre.

Cette formation est prise en charge par la Région Occitanie et se déroule entre le printemps et l’automne. La durée totale de la formation est de 280 heures dont 140 h en regroupement sur Pamiers (environ 1 journée par semaine en dehors des congés d’été) et 140 h en travaux personnels (supports de cours numériques et mise en pratique sur son projet). Possibilités de réaliser 56 heures de stage en exploitation agricole.

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