2017 et un nouveau programme de stages à la ferme la Fustière

Vedette

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , ,

Je suis heureux de vous proposer le nouveau programme des stages pour l’année 2017 sur la ferme agroécologique la Fustière avec 2 types de propositions :

• un nouveau cycle cycle de stages à la ferme sur le jardinage écologique entre les mois de février et juillet. Comme l’an passé je propose de nouveau 2 jours d’introduction à la permaculture et un nouveau thème sur les petits élevages qui sera traité début juillet 2017

• une semaine de stage « Cheminons vers l’autonomie » organisée pour le compte de l’association Terre & Humanisme du 7 au 11 août 2017. La première édition de ce stage qui a eu lieu en août 2016 a rapporté un franc succès.

p1150783p1150696

Renseignements et inscriptions . Pour donner une idée du déroulement de ce stage vous trouverez le programme de celui de l’an dernier ici.

p1150531 p1150358 p1150370 p1150177

Voyons en détail la proposition de cycle de stage à la ferme sur le jardinage écologique. L’ensemble des stages proposés constitue le cycle complet avec une progression en fonction des saisons mais chacun des stages peut être suivi indépendamment des autres. Comme l’an dernier nous poursuivons l’introduction de la permaculture comme méthodologie d’élaboration de jardins et vergers et en nouveauté cette année, une journée sur les petits élevages.

Le cycle comporte donc 11 jours de stages (6,5 heures, de 9 h à 17 h avec une pause déjeuner de 12 h à 13 h 30). Ils ont tous lieu sur la ferme agroécologique la Fustière sur la commune de Canté en Basse Ariège.

Pour plus de renseignements consultez les conditions de participation 2017. Vous y trouverez le tarif des journées.

Si vous souhaitez vous inscrire merci de nous renvoyer le formulaire inscription 2017 à notre adresse postale.

Le planning des stages est le suivant :

• 11 et 12 février 2017

1 –Stage introduction à la permaculture concevoir son jardin potager et son verger

La permaculture est une méthodologie de création de systèmes autonomes et durables. Ces systèmes peuvent être bien entendus agricoles et nourriciers, mais les principes peuvent être adaptés également aux systèmes humains : vie collective, entreprisextension-jardin-agroecologiquee, famille…
La permaculture se base sur les savoirs des sociétés traditionnelles (de même que sur les dernières avancées scientifiques en systémique, biologie, botanique, bio-climatisme) ainsi que sur le fonctionnement des écosystèmes naturels, gages de production et de résilience…
Ces deux jours vous permettront de connaître et comprendre éthique, principes et techniques de la Permaculture, pour les appliquer ensuite pour vous et vos proches.

25 février 2017 COMPLET !

2 – Assolement rotations associations

tomates-et-blettes-r

Prévoir un assolement des cultures, connaître les principes de la rotation des cultures ainsi que les cultures associées dont l’agroforesterie

• 11 mars 2017

3 – Semis et plantations

plants-tomates

Connaître et pratiquer les différentes techniques de semis et de plantation des légumes

• 8 et 9 avril 2017

4 –A la découverte du sol, véritable être vivant

horizons-lombrivarium

Comprendre et connaître le fonctionnement du sol, sa constitution, la vie qu’il abrite, source de sa fertilité

5 – Travailler la Terre en la préservant

traction-billoneur-r

Connaître les techniques, les outils et les conditions optimales pour intervenir sur un sol en préservant la vie qu’il abrite

• 29 avril 2017

6 –Stage fertilité du sol : engrais verts, mulchs nourriciers et composts

phacelie

Comprendre l’action des engrais verts, connaître les principaux engrais verts et savoir les utiliser. Connaître les effets des mulchs nourriciers. Comprendre le processus de compostage et savoir réaliser du compost selon différentes méthodes

• 27 mai 2017

7 – Les soins naturels aux plantes et aux arbres

fabrication-em

Connaître les usages des produits de traitement, les vertus des plantes et les préparations microbiennes

• 17 juin 2017

8 – L’eau et les couvertures du sol au jardin

paillage

Comprendre la problématique de l’eau et ses enjeux, savoir utiliser l’eau de façon efficace et économe. Comprendre l’intérêt de la couverture du sol, connaître les différents matériaux utilisables et savoir les employer

• 1er juillet 2017

9 – Semences et variétés, les trésors de la biodiversité

semences-tomates

Connaître les différents types de semences utilisables, apprendre à les extraire et les conserver

• 15 juillet 2017

10 –Petits élevages : des animaux et des cultures

brebis-bois

Bases pour démarrer un petit élevage : brebis, basse-cour, cochon, … Liens avec le jardin et les arbres

Chacune de ces journées de stages a lieu sur la ferme agro-écologique de la Fustière, située en Basse-Ariège sur la commune de Canté.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur ces stages vous pouvez nous contacter en utilisant le formulaire de contact.

Bienvenue !

Vedette

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Vous êtes intéressés par le jardinage écologique, par le maraîchage biologique ?

Vous souhaitez produire naturellement légumes et fruits ?

Vous vous intéressez aux problématiques d’autosuffisance alimentaire et d’autonomie des populations ?

Ce site a pour objectif de vous présenter une activité de conseil-formation en agroécologie pour la région Midi-Pyrénées.

Que vous soyez centre de formation agricole, associationcollectivité locale  ou particulier vous trouverez des propositions de prestations de service pour répondre à vos besoins.

Emmanuel CHEMINEAU

Ingénieur en Agriculture – Animateur en Agroécologie

Rejoignez Viadeo, le réseau social professionnel choisi par Emmanuel CHEMINEAU et plus de 35 millions de professionnels

Café Citoyen vendredi 10 février à Auterive

Étiquettes

, , , ,

Un Café Citoyen est proposé par la France Insoumise ce vendredi 10 février 2017 de 20h30 à 22h30 à la Salle du Belvédère à Auterive.

Il y sera question d’une « agriculture écologique et paysanne pour une alimentation de qualité ». Un thème très intéressant et qui devrait être d’actualité pour tout le monde…

bandeau

Nouvelle session de la formation de spécialisation « Modules d’Agro-Ecologie » au CFPPA Ariège-Comminges

Le CFPPA Ariège-Comminges propose sur son site de Pamiers une nouvelle session de sa formation de spécialisation « Modules d’Agro-Ecologie » dans laquelle j’interviens largement.

Cette formation s’adresse à des porteurs de projet d’installation agricole titulaire d’un diplôme agricole et à des agriculteurs installés, intéressés par l’agro-écologie et par les techniques sol vivant.

Cette formation en agroécologie est destinée à aider à construire un projet et à le mettre en œuvre. Elle aura lieu du 3 avril au 13 octobre 2017 et permettra aux stagiaires d’acquérir les savoirs de bases indispensables et à utiliser des outils pratiques pour améliorer un agrosystème et tendre vers un agroécosystème plus résilient et autonome. Elle est largement basée sur des cas concrets et des suivis de parcelles et de réalisations d’agriculteurs. Les temps d’échange dans le groupe et avec des professionnels seront privilégiés.

4 modules pédagogiques sont proposés :

• Agronomie du sol vivant : les bases du fonctionnement agronomique et biologique du sol, études de milieu.

• Techniques de conservation des sols : techniques en production végétale, matériels spécialisés, outils de gestion de la fertilité, etc…

• Agroforesterie et agrosylvopastoralisme : connaissances de base sur les arbres, effets des systèmes agroforestiers, méthode d’élaboration de plans de gestion agroforestiers.

• Diagnostics et suivi de projets : aide au suivi de vos projets concrets en agroécologie à partir de différentes méthodologies (méthode IDEA, diagnostic agroécologique, méthodologie du design en permaculture, …).

Ces modules sont liés de manière à analyser les pratiques et à progresser dans la connaissance du fonctionnement des agroécosystèmes et des mécanismes à l’œuvre.

Cette formation est prise en charge par la Région Occitanie et se déroule entre le printemps et l’automne. La durée totale de la formation est de 280 heures dont 140 h en regroupement sur Pamiers (environ 1 journée par semaine en dehors des congés d’été) et 140 h en travaux personnels (supports de cours numériques et mise en pratique sur son projet). Possibilités de réaliser 56 heures de stage en exploitation agricole.

presentation-mae-2017

Blés partagés…

Étiquettes

, , ,

Retour sur l’été passé…

img_20160716_181929

Le 16 juillet dernier a été moissonnée la parcelle de blé que nous avions semée avecimg_20160716_181955 nos voisins sur une de leur parcelle.

C’est donc sur une surface d’environ 7000 m² qu’a été semé un mélange de diverses variétés de blés population anciens ou plus modernes le 11 novembre 2015. Environ 120 Kg de semences ont été utilisés avec les variétés suivantes : Poncho, Rex pour la majorité et également : Blé d’avril, Provence non barbu, Barbu de Toscane, Rouge de Bordeaux, Pèche Vèque de Rodez et Touselle rouge de la Drôme. La levée a été assez bonne et régulière.

Revenons à notre moisson de juillet dernier…

img_20160716_194132C’est un autre voisin agriculteur qui a réalisé la moisson avec sa moissonneuse-batteuse.

img_20160716_200202Le blé a été mis dans une remorque et laissé à sécher à l’air quelques jours puis mis en sac :

img_20160718_201606Nous estimons avoir récolté environ 600 Kg de blé sur cette parcelle qui était mise en culture pour la première fois depuis plusieurs décennies. Nous n’avons rien apporté en terme de fertilisation comptant sur l’effet de la prairie qui précédait le blé. Le rendement est bien sûr très faible, de l’ordre 8,5 qx/ha. En plus du grain nous avons aussi pu récupérer de la paille qui a été pressée en petites bottes grâce à la presse d’un autre voisin. Nous avons ainsi pu récupérer environ 45 bottes de paille. Nous nous sommes donc réparti grain et paille avec nos voisins pour les besoins de nos animaux et de nos familles. En ce qui nous concerne, nous estimons être autosuffisant en blé pour les poules et également pour faire de la farine pour notre consommation personnelle.

 

Nouveau programme de stages pour l’année 2016

Étiquettes

, , , , , , , , , , , , ,

 

En cette fin d’année, je suis heureux de vous proposer le nouveau programme des stages pour l’année 2016 sur la ferme agroécologique la Fustière avec 2 types de propositions :

• un nouveau cycle cycle de stages à la ferme sur le jardinage écologique entre les mois de février et juillet. Comme l’an passé je propose de nouveau 2 jours d’introduction à la permaculture et un nouveau thème sur les petits élevages qui sera traité début juillet 2016

• une semaine de stage « Cheminons vers l’autonomie » organisée pour le compte de l’association Terre & Humanisme du 8 au 13 août 2016. Renseignements et inscriptions .

Voyons en détail la proposition de cycle de stage à la ferme sur le jardinage écologique. L’ensemble des stages proposés constitue le cycle complet avec une progression en fonction des saisons mais chacun des stages peut être suivi indépendamment des autres. Comme l’an dernier nous poursuivons l’introduction de la permaculture comme méthodologie d’élaboration de jardins et vergers et en nouveauté cette année, une journée sur les petits élevages.

Le cycle comporte donc 11 jours de stages (6,5 heures, de 9 h à 17 h avec une pause déjeuner de 12 h à 13 h 30). Ils ont tous lieu sur la ferme agroécologique la Fustière sur la commune de Canté en Basse Ariège.

Pour plus de renseignements consultez les Conditions de participation stages ferme 2016. Vous y trouverez le tarif des journées.

Si vous souhaitez vous inscrire merci de nous renvoyer le Formulaire inscription cycle 2016 à notre adresse postale.

Le planning des stages est le suivant :

• 27 et 28 février 2016  Attention stage complet !

1 –Stage introduction à la permaculture concevoir son jardin potager et son verger

La permaculture est une science de création de systèmes autonomes et durables. Ces systèmes peuvent être bien entendus agricoles et nourriciers, mais les principes peuvent être adaptés également aux systèmes humains : vie collective, entreprise, famille…
La permaculture se base sur les savoirs des sociétés traditionnelles (de même que sur les dernières avancées scientifiques en systémique, biologie, botanique, bio-climatisme) ainsi que sur le fonctionnement des écosystèmes naturels, gages de production et de résilience…
Ces deux jours vous permettront de connaître et comprendre Éthique, principes et techniques de la Permaculture, pour les appliquer ensuite pour vous et vos proches.

12 mars 2016 Attention stage complet !

2 – Assolement rotations associations

Prévoir un assolement des cultures, connaître les principes de la rotation des cultures ainsi que les cultures associées dont l’agroforesterie

• 26 mars 2016

3 – Semis et plantations

Connaître et pratiquer les différentes techniques de semis et de plantation des légumes

• 16 et 17 avril 2016

4 –A la découverte du sol, véritable être vivant

Comprendre et connaître le fonctionnement du sol, sa constitution, la vie qu’il abrite, source de sa fertilité

5 – Travailler la Terre en la préservant

Connaître les techniques, les outils et les conditions optimales pour intervenir sur un sol en préservant la vie qu’il abrite

• 7 mai 2016

6 –Stage engrais verts, mulchs nourriciers et composts

Comprendre l’action des engrais verts, connaître les principaux engrais verts et savoir les utiliser. Connaître les effets des mulchs nourriciers. Comprendre le processus de compostage et savoir réaliser du compost selon différentes méthodes

• 28 mai 2016

7 – Les soins naturels aux plantes et aux arbres

Connaître les usages des produits de traitement, les vertus des plantes et les préparations microbiennes

• 18 juin 2016

8 – L’eau et les couvertures du sol au jardin

Comprendre la problématique de l’eau et ses enjeux, savoir utiliser l’eau de façon efficace et économe. Comprendre l’intérêt de la couverture du sol, connaître les différents matériaux utilisables et savoir les employer

• 2 et 3 juillet 2016

9 – Semences et variétés, les trésors de la biodiversité

Connaître les différents types de semences utilisables, apprendre à les extraire et les conserver

10 –Petits élevages : des animaux et des cultures

Bases pour démarrer un petit élevage : brebis, basse-cour, cochon, … Liens avec le jardin et les arbres

Chacune de ces journées de stages a lieu sur la ferme agro-écologique de la Fustière, située en Basse-Ariège sur la commune de Canté.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements sur ces stages vous pouvez nous contacter en utilisant le formulaire de contact.

Projections à Auterive et Colomiers…

Étiquettes

, , , , ,

2 projections-échanges autour du même film à Auterive et Colomiers :

Le CCFD-Terre solidaire vous invite à la prochaine séance du Cycle Regard, le vendredi 20 novembre, à 20h30, au cinéma Central de Colomiers.
Cette soirée se situe aussi dans le cadre du Festival ALIMENTERRE : au programme, » Les Liberterres », documentaire de Paul-Jean Vranken et Jean-Christophe Lamy,  réalisé en 2015.
Le débat  sera animé par Emmanuel Chemineau, formateur en Agroécologie et paysan.

« Les Liberterres » suit le parcours de 4 paysans qui ont tourné le dos aux méthodes de l’agriculture conventionnelle. En contrepoint, des archives nous font voyager en noir et blanc dans une époque où la science, croyait-on, allait définitivement sauver le monde de la faim et de la malnutrition. Des paysages d’Europe et d’Afrique aux 4 saisons, des personnages émouvants et provocants, des histoires qui s’entrecroisent pour parler un seul langage : la terre en liberté…

Plus de renseignements : http://paroissecolomiers.com/cycle-regard.html

Puis à Auterive :

Le week end des 28 et 29 novembre sera celui de la rencontre de l’Oustal et de ces paysans qui nous nourrissent .

S’interroger sur leur avenir et plus largement sur celui du monde paysan.

Ce sera le programme de ces 2 journées.

Acte 1 : Samedi 28 novembre à 17h

Projection du film  » L’AZEGADO » en présence du réalisateur Guy CHAPOUILLIE , fondateur de l’Ecole Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse.

A l’heure des fermes usines qui prennent les vaches pour des machines à pisser le lait, il y a encore des paysans qui travaillent et s’arrachent pour préserver une certaine idée de la vie à la campagne et du rapport aux animaux.

Le film cherche à témoigner de ce combat, car il s’agit d’un combat.

Il est le segment de vie ( 12 ans de tournage ) d’une famille d’éleveurs sur le plateau de l’Aubrac en Aveyron.

Acte 2 : Dimanche 29 novembre à 17h

Portraits de paysans d’aujourd’hui et demain ?

Ciné Citoyen dans le cadre du Festival Alimenterre.

Projection du film  » Les Liberterres  » suivi d’un échange avec des paysans locaux ( présents à l’affiche ou dans la salle…)

Portrait d’une rébellion, »Les Liberterres » suit le parcours de 4 paysans qui ont tourné le dos, définitivement aux méthodes de l’agriculture conventionnelle.

Des histoires qui s’entrecroisent pour parler un seul langage : la terre en liberté.

Plus d’information ici : AZEGADO_A3 WEEK NUTRITION _ SUCETTE LIBERTERRE _ A3

Stage « les fondamentaux de l’agroécologie » – Terre & Humanisme

Étiquettes

, , , , , , , , ,

Le stage « les fondamentaux de l’agroécologie » organisé par l’association Terre & Humanisme est prévu du 13 au 17 juillet prochain à la Fustière. Le but de la semaine est « d’acquérir les bases pratiques de l’agroécologie et élaborer des pistes de réflexion pour développer des alternatives viables et reproductibles ». Le programme à la Fustière est le suivant. 3 jours ont lieu sur la ferme agroécologique avec : présentation et visite de la ferme et de la démarche d’autonomie, principes de l’agroécologie, appareils économes en énergie, principes de fertilité du sol vivant, écosystème-jardin et initiation aux petits élevages. Une journée de visite est prévue pour aller à la rencontre de Pierre Besse, maraîcher en Haute-Garonne, et Patrick Charmeau, éco-constructeur et jardinier à Castanet-Tolosan. Enfin, une journée d’ateliers en Haute-Ariège, chez Guillaume et Melina Kedryna à Rivèrenert, paysans sur une ferme maraîchère en agroécologie : initiation à la traction animale et soins aux plantes par les plantes. Comme vous pouvez le voir sur ce programme, nous avons à la Fustière une spécificité sur l’autonomie à travers les différents thèmes et visites qui sont proposés. Si vous êtes intéressés vous pouvez contacter l’association Terre & Humanisme qui gère les inscriptions ici ou leur renvoyer directement le bulletin d’inscription.

Stage d’introduction à la permaculture en Ariège les 21 et 22 février 2015

Étiquettes

, , , , , , , , ,

Le nouveau cycle de stages à la ferme sur le jardinage écologique que nous proposons pour cette année démarre les 21 et 22 février prochain avec un stage d’introduction à la permaculture sur la ferme agroécologique la Fustière en Basse Ariège.

La permaculture est une science de création de systèmes autonomes et durables. Ces systèmes peuvent être bien entendu agricoles et nourriciers, mais les principes peuvent être adaptés également aux systèmes humains : vie collective, entreprise, famille… La permaculture se base sur les savoirs des sociétés traditionnelles (de même que sur les dernières avancées scientifiques en systémique, biologie, botanique, bio-climatisme) ainsi que sur le fonctionnement des écosystèmes naturels, gages de production et de résilience… Ces deux jours vous permettront de connaître et comprendre Éthique, principes et techniques de la Permaculture, pour les appliquer ensuite pour vous et votre communauté, notamment dans le cadre de la création et la conduite de jardin potager ou verger. Le stage sera animé par Mathieu FOUDRAL, animateur en agroécologie, permaculteur et animateur du blog : https://prise2terre.wordpress.com/

Ces 2 jours de stage font donc partie d’un cycle de 10 jours sur le jardinage écologique. Les stages ont tous lieu sur la ferme agroécologique la Fustière sur la commune de Canté en Basse Ariège. Les thèmes abordés suivent une progression en fonction de travaux de saison sur la ferme mais chacun des stages peut être suivi indépendamment du cycle lui-même. Les stages ont lieu jusqu’au mois de juillet à raison de 1 à 2 jours par mois.

Les autres thèmes abordés sont les suivants : assolement, rotation et associations de culture ; semis et plantations ; à la découverte du sol véritable être vivant ; travailler la Terre en la préservant ; fertilité du sol, engrais verts et composts ; les soins naturels aux plantes et aux arbres ; l’eau et les couvertures du sol au jardin ; semences et variétés, les trésors de la biodiversité.

Le coût du week-end est de 90 €/personne.

Pour de plus amples renseignements sur ce stage et le programme du cycle complet vous pouvez aller ici.

N’hésitez pas à diffuser cette information autour de vous.

Combien de patates ?

Étiquettes

, , , , ,

pdt début Suite à l’article publié dans ce blog sur l’implantation d’une parcelle de pommes de terre sous paillis, voici les résultats de la culture. floraison large Toutes les pommes de terre ont fini d’être récoltées le 30 août dernier. Je vais donc essayer de faire un bilan assez complet de cette culture. Les modalités de mise en place ont déjà été détaillé dans l’article mentionné au début, je n’y reviens donc pas. pdt floraison Nous avons donc récolté 339,92 Kg de pommes de terre sur les 175 m² de la parcelle. Ceci donne donc un rendement moyen de 1,94 Kg/m² ou encore 19,4 t/ha ce qui n’est pas si mal puisque le rendement moyen en culture biologique en plein champ est de l’ordre de 12 t/ha soit 1,2 Kg/m²  selon les chiffres de la FRAB Midi-Pyrénées (Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique). Ce n’est pas si mal pour une culture avec si peu d’intrants et d’entretien (les seules opérations effectuées sont la mise en place de la culture et la récolte) et aucune irrigation. Mais évidemment ce rendement est brut et prend en compte tous les calibres récoltés. Les calibres en dessous de 25 mm et les pommes de terre non commercialisables (abîmées, etc) représentent quand même environ 20 % du total. Ce qui donne un rendement commercialisable de 272 Kg ou encore 1,55 Kg/m². De toute manière, dans notre système rien ne se perd et tout est utilisable. Ces pommes de terre servent à l’alimentation du cochon. Les rapports de rendement par variété sont les suivants : Emeraude et Apollo = 1 pour 10, Eden 1 pour 13,5. Pour cette dernière variété le rapport est plus élevé pour les pommes de terre qui ont bénéficié du compost en andain à la plantation. En effet 1/3 de la surface totale en Eden était constitué de semences de pommes de terre autoproduites conservées en silo et qui ont levé avec un décalage de 2 à 3 semaines sur les autres car elles n’avaient pas d’andain de compost en plus du foin en paillis. Le rendement s’en en est donc trouvé réduit. Les charges opérationnelles affectées à la culture sont les suivantes : – semences = 60,62 € – compost déchets verts environ 450 Kg : 1 trajet A/R à la déchetterie et 20 minutes de chargement (19 Km A/R) – compost de fumier maison : autoproduction – paillis : 2 balles rondes de vieux foin récupéré gratuitement chez un voisin Le temps de travail est le suivant : – chargement du compost et temps de trajet A/R : 40 minutes pour une personne – plantation et épandage du compost : 10,5 h pour une personne – mise en place du paillis : 1,75 h pour 1 personne – récolte : le ramassage des pommes de terre est difficilement mécanisable car en plus du foin en paillis il y a pas mal d’herbes spontanées qui ont poussé à travers. Il a donc été réalisé à la main en plusieurs fois. Le temps de récolte est estimé à une trentaine d’heures pour une personne, ce qui est quand même beaucoup. C’est à mon avis, le principal inconvénient de ce système et qui fait qu’il est difficilement utilisable pour une application professionnelle. En revanche, pour des particuliers il est tout à fait possible de faire un ramassage précoce de pommes de terre sans arracher ni abîmer les plants en remettant bien le paillis de manière à ce que les embryons de pommes de terre restantes puissent encore grossir par la suite et ainsi augmenter la productivité du pied. pdt récolte Pour finir on peut essayer de calculer une marge brute pour avoir une approche partielle de l’efficacité économique de ce système. Les charges opérationnelles totales peuvent donc être évaluées à  66 € (60,62 € de semences et 5 € de gasoil pour l’aller/retour à la déchetterie et le transport des balles rondes en tracteur). Le produit brut est de 345 €. Sur les 340 Kg récoltés, environ 20 % soient 68 Kg sont donnés au cochon donc sans valeur marchande, 120 Kg sont autoconsommés avec une valeur de 1,50 €/Kg et 150 Kg sont vendus à 1,50 €/Kg (dont environ 30 Kg gardés pour la semence de l’année prochaine). La marge brute est donc de 405 – 66 = 339 € soient 1,94 €/m² ce qui est plutôt bon. En regardant la littérature agricole on trouve une marge brute indicative pour la production de pommes de terre bio en plein-champ à 9500 €/ha soit 0,95 €/m².  Evidemment la comparaison s’arrête là car ce système n’est valable que sur de petites surfaces.

Agricultures paysannes…

Étiquettes

, , , , , , , , , ,

Je reviens dans cet article sur une rencontre que nous avons faite grâce au CFFD-Terre Solidaire (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement). Nous avons reçu à la Fustière le 24 mars dernier un partenaire du CCFD, Daniel Sanchez Galarza. Ce bolivien de 29 ans, est technicien agricole et responsable de projet pour le CIPCA (Centre d’enquête et de promotion des paysans). Ce projet, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, a pour objectif de soutenir des politiques publiques favorables à la population rurale de la région Amazonie des départements de Pando, Beni et Santa-Cruz et Pan Amazonie. Le journal de la visite en Ariège de Daniel Sanchez Galarza est visible ici.

Exif_JPEG_PICTURE

Durant la visite de la ferme nous avons présenté les techniques que nous employons sur nos cultures de légumes, de céréales, de fourrages et sur les arbres fruitiers. A chaque fois que nous évoquions une façon de faire, Daniel répondait en écho avec un technique similaire utilisée en Amazonie ou à d’autres endroits de son pays. Ainsi, nous avons pu nous rendre compte que l’agriculture paysanne repose bien sur un socle commun de pratiques avec le même objectif de bâtir un agroécosystème pour se nourrir.

L’agriculture paysanne et familiale est donc bien une réalité à l’échelle de la planète. La majorité des agriculteurs dans le monde sont des paysans peu mécanisés qui prennent soin de la terre avant tout pour nourrir leur famille et leurs proches. Notre soit-disant modèle occidental et notamment français ne reflète absolument pas une tendance générale à l’échelle de la planète.

Le 5 mars dernier, la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC) a publié une déclaration à la suite de son assemblée générale qui a eu lien à Evenstad en Norvège. On peut y lire que l’ « agriculture familiale est et reste le modèle le plus répandu et le plus durable pour la production alimentaire en Europe et dans le monde. Les fermes en Europe font 14 ha en moyenne, dont plus de 69 % faisant moins de 5 ha et seulement 2,7 % plus de 100 ha« . Voilà une réalité de l’agriculture dont on parle trop peu.

Le CIRAD (Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement), l’équivalent de l’INRA pour l’international,  travaille, entre autres thèmes de recherche, sur l’agriculture familiale. Voici comment elle est définie :

 » Pour caractériser les agricultures familiales, une première option consisterait à prendre en compte la taille de l’exploitation. Ainsi, pour les 81 pays dont les données sont disponibles :

  • 72 % des exploitations utilisent moins de 1 hectare
  • 85 % ont moins de 2 hectares.
  • 94 % moins de 5 hectares.

Mais la taille est un critère trop dépendant des contextes locaux et nationaux.

Pour la recherche, il est plus intéressant de considérer des critères de fonctionnement. Selon ces critères, une exploitation familiale est d’abord une exploitation dans laquelle :

  • seuls travaillent à plein temps les membres de la famille : ils ne sont pas liés par des rapports de salaire, mais par des liens domestiques. Le travail crée des liens forts entre la famille et l’exploitation.
  • une partie de la production est consommée par la famille elle-même : les agricultures familiales alimentent, certes, les marchés, mais l’autoconsommation est aussi un produit de ce travail.
  • le capital est familial : il est indissociable du patrimoine familial.

Les agricultures familiales occupent des milieux, des espaces et des territoires très diversifiés : elles manifestent ainsi une grande capacité d’adaptation par leur connaissance des milieux, en valorisant notamment des territoires fragiles, non accessibles à une agriculture industrialisée. »

Agriculture familiale paysanne et agroécologie sont étroitement liées. En France, le collectif pour une agroécologie paysanne s’est créé récemment pour défendre et promouvoir l’agroécologie paysanne en France. Dans son communiqué du 27 janvier dernier, il rappelle que « seule aujourd’hui une réinstallation paysanne massive est capable de relever les défis écologiques, alimentaires et sociaux auxquels nous sommes toutes et tous confrontés. »

Oui, l’agriculture familiale pratiquant une agroécologie paysanne est sans doute une des voies d’avenir de l’agriculture mondiale et une alternative nécessaire à l’industrialisation toujours croissante de notre agriculture.